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Créer une organisation axée sur les données en vue de maîtriser des environnements SIG mixtes

Joe Francica 

Directeur principal de la stratégie géospatiale

22 janvier 2021

Créer une organisation axée sur les données en vue de maîtriser des environnements SIG mixtes

Une solution universelle ne convient pas à tous

Nous disons souvent qu’une solution universelle ne convient pas à tous. En effet, nous sommes d’avis qu’il n’existe pas de solution unique, car nous pensons qu’une technologie géospatiale, aussi complète soit-elle, ne peut pas satisfaire toutes les tâches liées à la localisation. Certaines technologies sont mieux adaptées au géocodage, tandis que d’autres sont meilleures pour la visualisation 3D ou l’analyse de données de télédétection. Il devient donc difficile de choisir la bonne solution pour l’intelligence géospatiale. Bien que certaines organisations puissent tenter de se convaincre que la technologie offerte par leur fournisseur est suffisante pour couvrir l’ensemble de leurs besoins, ce n’est tout simplement pas le cas. Si le seul outil que l’on possède est un marteau, tout commence à ressembler à un clou.

En vérité, de nombreuses entreprises n’ont pas d’experts en SIG et n’ont pas besoin d’une solution SIG avancée. Certaines possèdent des milliers d’utilisateurs professionnels qui ne sont pas des experts en SIG, mais qui utilisent un outil informatique décisionnel doté d’une technologie géospatiale de base. Ces utilisateurs ont surtout besoin d’un environnement intuitif et performant, tandis que d’autres départements ont besoin de fonctionnalités géospatiales plus avancées, comme la manipulation de données 3D.

Mais, en conséquence, cela crée le défi de travailler dans un environnement géospatial mixte.

Webinaire en anglais sur les environnements SIG mixtes

Le défi des environnements géospatiaux mixtes

Les entreprises ont souvent besoin d’utiliser des technologies logicielles géospatiales très différentes en fonction de besoins distincts. Du point de vue de l’architecture de la solution en question ou du chef de l’information, il serait plus simple s’il était possible de n’utiliser qu’une seule plateforme géospatiale. Pourquoi maintenir des systèmes distincts qui effectuent sensiblement les mêmes tâches?

Cependant, la réalité est plus subtile. Les entreprises ont de la difficulté à se départir de systèmes hérités et se retrouvent dans l’obligation de les maintenir. Et cela pour plusieurs raisons, notamment le fait que certaines solutions logicielles exécutent des tâches très précises et sont essentielles à certains flux de travail. Évidemment, la politique interne a également un rôle à jouer dans les prises de décisions relatives aux outils logiciels et aux fournisseurs. Mais il faut aussi tenir compte du fait que l’expérience des utilisateurs est limitée à un seul système et qu’ils n’ont pas nécessairement envie d’apprendre à utiliser une nouvelle solution. De nombreuses organisations sous-estiment donc largement la complexité du maintien d’un écosystème composé à la fois de systèmes SIG, de systèmes d’intelligence des affaires et de bases de données spatiales.

Des solutions géoactivées

Puisque les environnements géospatiaux mixtes sont beaucoup plus fréquents que les environnements où l’information géospatiale est consolidée et maintenue dans un SIG unique, les organisations doivent s’assurer de l’interopérabilité des différents systèmes. En effet, dans notre webinaire How to Tackle a Mixed GIS Environment, seulement 6% des répondants disent que leurs solutions géospatiales sont intégrées au niveau de l’entreprise.

Sondage environnements GIS mixtes

À cette fin, un système d’enregistrement à laquelle on intègre des capacités géospatiales (géoactivation), comme les bases de données Oracle ou SAP, qui prennent déjà en charge les éléments géospatiaux de base et qui peuvent être liés aux solutions logicielles géospatiales de performance, serait préférable.

L’interopérabilité des données est essentielle. Les solutions d’affaires et la technologie géospatiale de base doivent communiquer avec un centre de données géospatial central. Un véritable système d’enregistrement, avec une gouvernance claire des données, doit être maintenu. Avec la multitude de données générées par des capteurs IdO et d’autres appareils connectés, par exemple, il est primordial de maintenir la qualité et l’intégrité de données.

Comme c’est le cas dans de nombreuses situations, le scénario d’utilisation dicte souvent, ou devrait dicter, l’application logicielle choisie afin qu’elle soit adaptée à l’usage. Cela peut signifier qu’il faudra choisir des solutions et des systèmes de traitement des données qui ne sont pas nécessairement compatibles avec le logiciel SIG en place.

La gouvernance des données est donc essentielle à l’approche axée sur les données.

Penchons-nous sur une question simple. Un seul fournisseur de logiciel SIG peut-il répondre à tous vos besoins en matière de technologies géospatiales? La réponse la plus plausible est non. Mais il y a une différence entre être une organisation axée sur les logiciels et une organisation axée sur les données.

Les organisations axées sur les données sont :

  • 23 fois plus susceptibles d’acquérir des clients
  • 6 fois plus susceptibles de fidéliser les clients
  • 19 fois plus susceptibles d’être rentables

(Source : McKinsey Global Institute)

La gouvernance et la centralisation des données sont essentielles en tant que pratiques exemplaires. Les grandes entreprises ne peuvent s’y soustraire à mesure que le volume des données augmente.

Wikipédia définit la gouvernance des données comme « un concept […] qui implique la mise en place de contrôles de données en vue d’assurer une qualité élevée tout au long du cycle de vie de celles-ci et d’étayer les objectifs commerciaux de l’entreprise ». 

À titre d’exemple, l’un de nos clients a centralisé ses systèmes autour d’une base de données Oracle Locator, afin de permettre la communication entre trois solutions SIG internes distinctes. Dans un tel scénario, on doit plutôt donner la priorité à la gouvernance des données qu’à la gouvernance technologique. Ces questions peuvent surgir :

  • À qui appartiennent les données?
  • Quel système de base de données choisir?

La gouvernance des données demeure la clé.

Autre exemple : La vaste majorité des banques maintiennent leurs environnements d’ordinateurs centraux et n’ont aucune intention de migrer vers un environnement plus actuel ou infonuagique. Elles maintiennent ces environnements et veillent tout simplement à les synchroniser avec d’autres infrastructures TI mises à jour.

Les prochaines étapes

À quel moment votre organisation devrait-elle envisager une solution différente? Examinons quelques questions qui vous aideront à déterminer le moment où il faut faudra peut-être demander conseil :

  • L’organisation doit-elle harmoniser la stratégie commerciale et les solutions géospatiales?
  • L’organisation doit-elle comparer les solutions géospatiales afin de faire le meilleur choix?
  • L’organisation considère-t-elle la qualité des données et l’exactitude du géocodage comme une solution clé pour améliorer les processus opérationnels?
  • L’organisation doit-elle consolider les technologies géospatiales?
  • L’organisation doit-elle intégrer des types et des formats de données disparates?
  • L’organisation manque-t-elle des connaissances institutionnelles ou de ressources internes pour aider à déterminer la meilleure solution géospatiale?

Même si ces questions sont difficiles à se poser, elles ne devraient pas empêcher une organisation de mettre en œuvre une stratégie viable là où un environnement de technologie géospatiale mixte est déjà en place. Bien au contraire. Un environnement mixte peut réussir si l’on favorise une approche axée sur les données.

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